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Le Castrum de Galapian

 

Contenu

 

Galapian, «place-forte» au temps de la croisade des Albigeois ?. 1

Le castrum de Galapian sous Alphonse de Poitiers. 4

1650 : La démolition du château de Galapian ?. 5



On ne connaît aucune mention de Galapian avant le XIIIe siècle, époque où Galapian était qualifié de «castrum». L’origine de Galapian est cependant plus ancienne, ne serai-ce du fait que son église paroissiale date du XIIe siècle.

«Au haut moyen-âge, «le castrum, ou castellum était [une villa, soit une exploitation agricole] militairement transformée et assortie du droit de posséder une résidence fortifiée. Cette dénomination supposait un grand domaine, possédé par un propriétaire engagé par une promesse générale de service sans restriction, et autorisé à se défendre, dans sa propre résidence, par tous les moyens de défense alors en usage. (…).c'est la grande demeure aristocratique des IX, et Xe siècle ; elle est entourée d'écuries, de granges pour les bestiaux, d'étables pour les porcs, de greniers pour serrer les redevances. A côté s'étendent de vastes jardins, des vergers, des enclos particulièrement complantés en vignes, des garennes ou forêts réservées pour le gibier, et enfin des espaces de terrains arables suffisants pour l'entretien de presque toute la maison. Ces terrains sont cultivés par corvées [1]»

Galapian, «place-forte» au temps de la croisade des Albigeois ?

Il est fréquemment rapporté que Galapian aurait été une «place-forte» de l’Agenais, enlevée en 1214 par Simon de Montfort, chef de la croisade menée contre les hérétiques albigeois. Cet épisode a été rapporté initialement par J. Andrieu, dans son Histoire de l’Agenais [2], et repris plusieurs fois par après: Lorsqu’il entame le siège de Casseneuil, «Montfort appela son fils Amaury à l'aide avec d'autres troupes, et en attendant, se bornant à cerner la ville, il s'empara des châteaux de Saint-Amant, [3] Galapian et Dolmayrac, et dévasta toute la contrée.»

On ignore quelles sont les sources sur lequelles s'est basé J. Andrieu, mais les chroniqueurs de l’époque, qui rapportent bien les sièges de Marmande, du Mas d‘Agenais, de Casseneuil – qui est décrit dans tous les détails – de Gontaud, de Tonneins ou de Montpezat, restent muets sur une éventuelle prise de Galapian.

Dans son «Histoire de l'hérésie des Albigeois et de la sainte guerre entreprise contre eux», Pierre des Vaux de Cernay, abbé de son état, thuriféraire inconditionnel de Simon de Montfort rapporte en ces termes les tribulations des croisés en Agenais:

« (…) notre comte et sa suite, descendirent du côté d'Agen pour prendre d'assaut, s'il était possible, un château nommé le Mas , sur les confins du diocèse agénois, lequel, dans cette même année, avait fait apostasie. En effet, le roi Jean d'Angleterre, qui avait toujours été l'ennemi de la cause de Jésus-Christ et du comte de Montfort, s'étant, à cette époque, rendu au pays d'Agen, plusieurs nobles de ces quartiers, dans l'espérance qu'il leur baillerait bonne aide, s'éloignèrent de Dieu, et secouèrent la domination du comte mais, par la grâce de Dieu, ils furent ensuite frustrés de leur espoir. Montfort donc se portant rapidement sur ledit château vint en un lieu où il lui fallut passer la Garonne, (…) puis, arrivant au château du Mas après l'avoir assiégé trois jours, ils s'en revinrent à Narbonne, parce qu'ils n'avaient point de machines, et que le comte ne pouvait continuer le siège vu que l'ordre du légat le rappelait de ce côté [4]»

Un autre chroniqueur de l’époque, Guillaume de Tudèle, rapporte quant à lui le premier et le second siège de Casseneuil, celui de Penne d’Agenais, etc [5]:

«[300] une autre armée de croisés vint de vers l'Agenais, mais non pas si nombreuse que celle des Français; ils étaient partis de leur terre un mois plus tôt. (...) Ils détruisirent Gontaud et ravagèrent Tonneins; mais Casseneuil est fort; aussi ne l'eurent-ils pas, à cause aussi de la garnison qui l'a bien défendu, qui y avait été composée de Gascons aux pieds légers, [315] qui sont bon tireurs»

 

Une seconde campagne fut menée par les croisés dans l’Agenais en 1214 :

«Après cela on annonça à notre comte que certains chevaliers de l'Agénois, qui s'étaient l'an passé soustraits à sa suzeraineté s'étaient retranchés dans un château nommé Montpezat. Quoi plus ? Nous allâmes pour l'assiéger mais eux, apprenant l'arrivée des Croisés, eurent peur et s'enfuirent, laissant désert leur château, que nos gens détruisirent entièrement puis partant de Montpezat le comte s'enfonça dans le diocèse d'Agen pour reprendre les places qui l'année précédente, avaient secoué sa domination, et toutes de peur firent leur soumission, avant même qu'il se présentât devant elles, a l'exception d'un certain château noble appelé Marmande. Néanmoins, pour plus grande sûreté et dans la crainte qu'elles ne fissent nouvelle apostasie selon leur usage, le comte eut soin que presque toutes les murailles et citadelles lussent jetées bas, ne conservant qu'un petit nombre des plus fortes qu'il garnit de Français, et voulut tenir en état de défense. [7]»

 

 
Casseneuil fut réinvesti, et, après un siège de 17 jours – décrit dans le menu détail par Pierre de Vaux-de-Cernay --, pris d’assaut par les croisés :

 «Mais le reste de l'armée abordant la place à minuit, et y entrant de force, les nôtres passèrent au fil de l'épée ceux qu'ils purent trouver, mettant tout à feu et à sang pour quoi soit en toutes choses béni le Seigneur qui nous, livra quelques impies, bien que non pas tous. Cela fait, le comte fit raser jusqu'au sol le pourtour des murs du château et ainsi fut pris et ruiné Casseneuil, le dix-huitième jour du mois d'août, à la louange de Dieu, à qui soient honneur et gloire dans tes siècles des siècles»

 

«D'ailleurs, tous les ennemis du Christ et de notre comte, ayant appris que Casseneuil était tombé en son pouvoir, furent frappés d'une telle terreur qu'ils n'osèrent l'attendre en nulle forteresse, si puissante qu'elle fût. (…) [8]»

«(…) Ces places donc étant subjuguées par les efforts des pélerins et la valeur experte du comte de Montfort, la paix et la tranquillité furent rendues non seulement au Périgord  mais encore au Quercy, à l'Agénois et au Limousin en grande partie. Puis, ayant achevé leur expédition pour la gloire du nom de Jésus-Christ le comte et l'armée retournèrent du côté d'Agen où, profitant de l'occasion, ils renversèrent les forteresses situées dans ce diocèse [9]».

Tels furent les exploits en terre d’Agenais de Simon de Montfort, «l’athlète de la foi, le lutteur pour le Christ»...

Dans le traité de paix -- dit traité de Meaux -- conclu en mars 1229 entre le Cardinal-légat du Pape, la régente Blanche de Castille au nom du jeune roi Louis IX, et Raymond VII, compte de Toulouse, il est spécifié [10] que le comte Raymond «détruira aussi complètement les fortifications et il comblera les fossés de trente villes et châteaux, savoir ceux de (...), d'Agen, (...), d'Auterive [11], de Casseneuil, de Poujols, dAuvillar, (...), de Layrac, et de cinq autres. Leur remparts ne pourront être reconstruits qu'avec le consentement [du roi] et celui de l'Eglise, et aucune autre forteresse ne pourra être élevée ailleurs (…)».




Une question?

Il apparaît donc abusif de considérer Galapian comme une place forte au temps de la croisade des Albigeois: Galapian n’est mentionné ni parmi les places fortes de l’Agenais dont le siège ou la prise a mérité d’être relaté par les chroniqueurs de l’époque, ni parmi les places fortes dont la valeur stratégique justifiait l’exigence de leur démantèlement dans le traité de paix conclu à l’issue des hostilités.

Galapian n'occupe d'ailleurs pas une situation défensive forte -- sauf peut-être du côté est, où le bourg borde une pente plus raide -- et n'était pas en mesure de résister aux croisés de Simon de Montfort, experts en matière de siège.

Il est par contre très plausible que Galapian, comme l'ensemble de l’Agenais, ait été emporté dans la tourmente générale et que le bourg – à l’exception notable de son église qui a été conservée jusqu’à nous – ait subi de sévères destructions.


Le castrum de Galapian sous Alphonse de Poitiers

 

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Le castrum de Galapian est cité en 1259, lors d’acte d’allégeance des seigneurs de l’Agenais au comte de Toulouse, Alphonse de Poitiers. Galapian y est alors cité en tant que possession du seigneur Bernard de Rovignan.

Galapian est encore cité 1271, dans le saisimentum [12] , acte d’intégration de l’Agenais dans le domaine royal de France.



Sur les 25 lieux mentionnés en 1271 comme faisant partie du baillage de Port-Sainte-Marie, 13 y sont qualifiés de castrum. Ce type d'habitat est donc à cette époque le plus courant.
On remarque que les implantations religieuses (Port-Sainte-Marie, Dominipech, Bazens, mais également Lusignan.) sont qualifiées de villa. Les paroisses sont les communautés rurales non siège d’une seigneurie et non ceintes de remparts. On remarquera également qu’Aiguillon est composé d’un double castrum, celui d'Aiguillon-Lunac et celui du Fossat.

 

 

 

Dans la charte des coutumes de Galapian de 1268, les habitants à l’intérieur et le long des remparts y sont exemptés d’acapte [13] et d’oublies [14]:

 

  [§49] «Pour quoy doibvent estre quites et francs ceulx qui ont maison ou lieu dedans le chastel

Et tout homme et toute femme qui aye maison ou ayrial
ou lieu dedans le chastel environ le mur soyent francs et quites de
oblies et de achaptes que n'en doivent par raison de murage;
(…) ainsi comme il esté uzé enciennement.»

On a ici l’indication que la totalité du bourg intra muros n’était pas bâtie, mais que des espaces vacants («ayrial») subsistaient entre les maisons. La dernière phrase est intéressante en ceci qu’elle fait référence explicite à l’ancienneté des remparts et de la coutume d'exemption de taxe qui était leur était attachée.


 

1650 : La démolition du château de Galapian ?

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L’Inventaire général du patrimoine culturel décrit à propos du château de Galapian :

«La mention de la destruction du château en 1650 concerne sans doute plus le démantèlement des murs de la ville que l'habitat seigneurial : en 1772, des "masures" d'un château sont toujours visibles à Galapian. Le cadastre napoléonien montre un important bâtiment accolé au sud-ouest de l'église [voir ci-contre, parcelle 195 sur le plan cadastral «napoléonien» de 1837] , indiqué comme l'ancien château sur un plan de 1843. Contrairement à l'affirmation de J. Gardelles, pour qui la résidence aristocratique a totalement disparu, il semble qu'elle subsiste partiellement et très remaniée, transformée en habitation.» [15].

 Plan cadastral du Bourg 1837

Ce que nous connaissons des faits historiques peut apporter un éclairage utile pour interpréter ce qu'il faut entendre par le «renversement» éventuel du château de Galapian. Le château de Galapian n’a pas été le seul à être détruit en 1650 par le duc d’Epernon: le château de Langoiran [16], et, surtout, celui de Lusignan ont subi le même sort au cours de la même année [17].

Si on ne sait rien de précis sur la destruction du château de Galapian, celle du château de Lusignan est beaucoup mieux documentée. Celle-ci s'est produite dans un contexte de haine féroce et de lutte sans merci entre le duc d’Epernon, gouverneur de la Guyenne et François II de Lusignan, chef des frondeurs en agenais; laissons parler les témoignages de l'époque :

«A Messieurs les Consuls d 'Agen.

Messieurs les consuls, j'adiouste ce mot a la lettre que je vous escrivis hyer pour vous dire encore une fois que je n'auray pas subiect d'estre satisfaict de vous si vous n'estes plus vigilans que de coustume et si vous souffres que des factieux et des mutins comme le marquis de Lesignan et ceux de sa suitte et de sa caballe se promenent impunement dans Agen, et que vous ne les fassies pas arrester. Je desire aussy que vous envoiés quelque mesche au sieur Delpech, qui commande dans le chasteau de Lesignan, et que vous m'informies soigneusement de tout ce qui se passera, et demeure au surplus, Messieurs les consuls. vostre tres fidelle amy a sous rendre service.

De Cadillac, ce 31 juillet 1649                                             LE DUC d'ESPERNON »

 

«La démolition du château de Lusignan, décidée le 14 novembre et interrompue par la prise et la reprise de cette place fut exécutée durant le mois de décembre. Le 3, le Sieur de Lespérance, commandant Lusignan, signifia aux consuls d'Agen une ordonnance pour la démolition du château, taxant leur juridiction à 10 maçons et 50 manœuvres pendant six jours. Le 23 décembre, les consuls envoyèrent encore un quintal de poudre pour faire sauter cette forteresse du moyen âge. La dépense à la charge de la ville d'Agen pour sa contribution au «déguast» de Lusignan fut de 1.500 livres » [18]

D’après le «Département fait, suivant l’ordonnance de Monseigneur d’Epernon du 14 novembre 1649, de manœuvres que les communautés doibt fournir pour démolir le chasteau de Lusinian», quelque 1.368 manœuvres -- parmi lesquels 20 issus de Galapian --  furent réquisitionnés pour mener à bien la destruction du château de Lusignan [19].

De son côté le marquis de Lusignan ne négligea rien pour obtenir du prince de Condé la réparation des dommages qui lui étaient causés. Il fit faire une enquête en ce sens :

« Plaise à Messieurs les commissaires :ouyr et interroger Vidau, Couèque, etc., etc., mariniers d'Agen et du pays d'Agenois, et aultres témoins par nous produits et assignés à notre requeste pour déposer de vérité sur les ruines et démolitions, pillages, rasements et incendies que Monsieur Despernon a faict faire par ses gardes et gens de guerre qu'il tient dans le bourg de Lusignan, tant au château et maison du sieur marquis de Lusignan qu'en ses pré, clostures et molins à eau, ayant faict commençer de desmolir ledit château durant les troubles derniers et faict bruler les dits molins et château despuis la publiquation de la paix, et même despuis judy dernier qu'il y faisait travailler grand nombre de massons et manœuvres et particulièrement sur ce que despuis trois jours il a faict faire désenterrer et desensevelir le corps du feu sieur marquis de Lusignan, ayeul du dit sieur de Lusignan, pour faire voler la caisse ou bière de plomb dans laquelle le corps dudit feu sieur marquis de Lusignan avait été mis dans sa sépufture; qui est une action plaine de cruauté et de barbarie et de inhumanité; et outre sur ce que ledit Monsieur Despernon ayant faict depuis ladite paix marcher et entrer ses gardes dans Agen et les a logés dans les maisons des officiers, advocats et procureurs du siège d'Agen, comme aussy dans les maisons des principaux bourgeois de ladicte ville dans lesquelles maisons il les faict vivre à discrétion, y étant encore à présent où ils font plusieurs ravages et insolences, dont le procureur général a reçeut et reçoist tous les jours de grandes plaintes.

Signé DOSAULT. [20]»

Un autre témoin s'exprime ainsi :

«Lequel château était composé de quatre corps de logis avec un beau grand pavillon et des beaux degrés de France avec cinq tours aux coings d'iceluy qui faisaient flanc aux terrasses, lesquelles tours étaient bien logeables sauf une qui était terrassée, caves, belles cheminées et généralement tous les offices très beaux et bien proportionnés audit château et le tout a été entièrement démoli, même les fondements et terrasses, en quoi faisant il fallait que .les manoeuvres demeurassent 'demy journée pour ôter une pierre, tant bien elles étaient cimentées, comme aussi les charpentiers pour ôter les charpentes d'une tour appelée Merluzine furent contraincts d'y mettre le feu, ne le pouvant avoir autrement, de façon qu'il n'y a plus maintenant que la place; non content de ce, ont rompu toutes les murailles qui entouraient la vigne du côté nord, lequel dommage le déposant estime plus de 400,000 livres. [21]»


Le résultat de cette opération et des moyens mis en œuvre fut que le château de Lusignan fut rasé de fonds en combles, au point qu’il n’en reste plus trace aujourd’hui. Elle laissa par contre des traces dans le coeur des interessés:

«Celui de tous les Agenais qui se distingua le plus dans cette guerre fut le marquis de Lusignan: inquiet et turbulent par caractère, il était encore piqué au vif de la démolition récente de son château et avait juré à d'Epernon une haine éternelle» [6]



Point de vue

Si le duc d’Epernon, «le plus fier, le plus arrogant, & peut être le plus criminel de son siècle [22]» a mis tant d’acharnement à araser le château familial de son ennemi, François de Lusignan, on peut tenir pour peu vraisemblable qu’il ait épargné le château de Galapian, alors possession de Pierre de Lusignan,  très activement engagé aux côtés de son frère François dans les rangs de l’armée de la Fronde.

Un an après, en 1651, la mise à sac de Langon – dans les environs de Cadillac, fief du Duc d’Epernon -- par les soudards de ce même Pierre de Lusignan, baron de Galapian, peut sans doute être vue comme la réponse du berger à la bergère…

Si donc, sur le plan architectural, il est malaisé de dérerminer aujourd'hui si le château de Galapian fut ou non détruit en 1650, les circonstances historiques plaident incontestablement pour une destruction sévère.



[1] Extrait de  «L’Agenais et le Némausan», par A. Moullié, dans Revue de l’Agenais, T2, 1875.

[2] Voir «Histoire de l’Agenais », par Jules Andrieu, 1893, Tome1 page 54.

[3] Saint-Amant: peut-être le château de Saint-Amans, à Castelculier, arrondissement d'Agen, Lot-et-Garonne.

[4] Voir «Histoire de l'hérésie des Albigeois», par Pierre des Vaux de Cernay, vers 1220.

[5] Voir «La chanson de la croisade contre les Albigeois», par Guillaume de Tudèle, T.2

[6] Voir Histoire ancienne et moderne du département de Lot-et-Garonne par  Jean Florimond Boudon de Saint-Amans, 1836, Vol.2, p.81,

[7] Voir «Histoire de l'hérésie des Albigeois»

[8] Voir «Histoire de l'hérésie des Albigeois»

[9] Voir «Histoire de l'hérésie des Albigeois»

[10] Voir Traite de paix dans la «Chronique de Maître Guillaume de Puylaurens sur la guerre des Albigeois», p.227.

[11] Pinel-Hauterive, arrondissement de Villeneuve-sur-Lot, Lot-et-Garonne. Hauterive était, dans la seconde moitié du XIIIe s., une possession des Rovignan.

[12] Voir Saisimentum de la bailie de Port-Sainte-Marie.

[13] Acapte : droit payé lors du changement de seigneur ;

[14] Oublies : redevances ;

[15] Voir Inventaire général du patrimoine culturel, Référence Mérimée IA47000889

[16] Langoiran : arrondissement de Langon, Gironde. En 1649, le château appartenait à Guillaume Daffis, président du Parlement de Bordeaux, à la tête de la Fronde parlementaire en Bordelais. Pour se venger d'une défaite de ses troupes, le duc d'Epernon, gouverneur de Guyenne, s'empare du château de Langoiran, l'incendie en septembre 1649 et fait sauter le donjon (source : Wikipedia).

[17] Ces châteaux ne sont pas les seuls à avoir été démantelés par le Duc d’Epernon, par exemple : «Pendant l'hiver [de 1622], à défaut de troupes cantonnées, les corvées sont multipliées, les places de la région sont démantelées, le Port-Sainte-Marie doit fournir un grand nombre de manœuvres pour la « démolition » de Nérac, Clairac, Tonneins, Monheurt et Caumont.. (…) Monseigneur le duc d'Epernon leur avait, il est vrai, donné pour les «aider» Montpezat, Lusignan, Galapian, Laffitte, Lacépède et Laparade (…)». Voir «La misère au Port Sainte Marie et la sédition de 1635» dans la Revue de l’Agenais, T.52, 1925  On voit donc, dès 1622, Galapian associé à Lusignan dans le collimateur du duc d’Epernon.

[18] Source : Journal des consuls d’Agen, cote BB, 5g. et CC,206.

[19] Voir : Archives historiques du département de la Gironde

[20] Voir «Le château de Lusignan», dans la Revue de l’Agenais, T.29, 1902, p.61.

[21] Idem, p.63.

[22] Voir «Description des principaux lieux de France. 3. Aquitaine», par  J.-A. Dulaure, 1789.