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Grande rue à Galapian

Dénombrement de 1720

Selon un dénombrement effectué sous l'ancien régime, en 1720, Galapian comptait 140 feux et son annexe Quintran 21, soit environ 700 et 100 habitants respectivement. 

Recensement de 1836

 
Un premier recensement eut lieu en 1836 [1]. Galapian comptait alors 558 habitants dont on peut détailler la ventilation par sexe, par âge ou par profession.

En moyenne, un ménage comptait 3,6 habitants.

La population féminine représentait 261 individus, soit 46% environ de la population. Elle était donc sous-représentée par rapport aux résultats nationaux de 2007, soit 51,6% [2].

Bien que les moins de 20 ans étaient sous-représentés, la population de Galapian était sensiblement plus jeune qu’actuellement : 27,5%, 64,4% et 8,1%, respectivement pour les moins de 20 ans, pour les 20-64 ans, et pour les 65 ans et plus. A comparer aux résultats nationaux de 2007 : 24,8%, 58,7% et 16,5% respectivement.

La répartition par profession montre que les cultivateurs représentaient la moitié environ de la population active.

Venaient ensuite, par ordre décroissant d'importance, les domestiques, les propriétaires, les professions du textile et de l’habillement (tisserands, tailleurs, fillasseurs, cordonniers, couturières pour les femmes), et, pour les hommes, les métiers du bâtiment (maçons, charpentiers, menuisiers), ou encore l’artisanat agricole (tonneliers, charrons, arayeurs, forgerons).

Répartition professionnelle 1836



Recensement de 1872

        Après 1836, les recensements ont été effectués tous les cinq ans. Celui de 1872 est intéressant en ceci qu'il offre des informations complémentaires sur la                     nationalité et la commune d'origine des habitants, ainsi que sur leur répartition sur le territoire de la commune.

       Activité professionnelle en 1872       


Par rapport aux résultats de 1836, on note une augmentation sensible de la proportion d'exploitants agricoles (55% au lieu de 40% de la population active masculine
[3]). Ce glissement de l'activité s'effectue principalement au détriment du secteur du textile et de l'habillement, ainsi que du nombre de propriétaires. Dans une moinde mesure, le secteur alimentaire et l'artisannat agricole diminuent également.

Détail intéressant, on remarque que les cultivateurs représentent environ deux tiers des exploitants agricoles, le tiers restant étant des métayers, ou, très minoritairement, des fermiers (2%). Les cultivateurs ont un âge légèrement supérieur aux métayers (55 ans au lieu de 48), et, surtout, ils sont plus souvent natifs de Galapian que les métayers: à 58% au lieu de 17%.
Répartition professionnelle 1872
 

        Origine de la population de Galapian en 1872

           
Origine de la population






Le recensement de 1872 mentionne la nationalité et la commune d'origine de chaque habitant de Galapian. A plus de 50%, les habitants sont natifs de Galapian. Pour un quart, ils proviennent des communes environnantes du canton de Port-Sainte-Marie (soit Aiguillon, Bazens, Bourran, Clermont-Dessous, Frégimont, Lagarrigue, Nicole, Port-Sainte-Marie ou Saint-Salvy).
Plus plus de 20%, ils sont issus d'un autre canton du Lot-et-Garonne.
Les autres département aquitains, les autres régions françaises, ainsi que les étrangers (des espagnols) représentent moins de 5% des origines.

 

        Dispersion de la population de Galapian en 1872

    



Le recensement de 1872 est ventilé par lieu de résidence au sein de la commune, ce qui met en évidence l'importance de
«l'habitat intercalaire» [4]., typique du Pays de Serres, et de l'Agenais en général. On recense en effet  259 habitants sur 592, soit moins de 44% résidant au Bourg. Les autres habitants se répartissent entre une trentaine de hameaux et d'habitations isolées, parmi lesquels seuls Bitaubé, Crabé, Lamothe-Forêt et Rigauds dépassent la vingtaine d'habitants.

Pompejac et Quintran, les deux annexes
«historiques» de la paroisse Galapian, ne comptaient plus qu'un petite dizaine d'habitants.


Dispersion de la population de Galapian
                

      



[1] Voir Site des  Archives Départementales du Lot-et-Garonne

[2] Voir pyramides des âges sur le site de l'INSEE

[3] L'activité professionnelle des femmes en 1872 n'est pas comparable à celle de 1836, les cultivatrices mariées n'étant pas recencées en tant que telles

[4] Voir "Vallée du Lot, confluence en Lot-et-Garonne", Cahiers du Patrimoine, édition Le Festin 2007,  page 30.