Un
premier recensement eut lieu en 1836 [1].
Galapian comptait alors 558 habitants dont on peut détailler la
ventilation par
sexe, par âge ou par profession.
En
moyenne, un ménage comptait 3,6 habitants.
La
population féminine représentait 261 individus, soit 46% environ de la
population. Elle était donc sous-représentée par rapport aux résultats
nationaux
de 2007, soit 51,6% [2].
Bien que les moins de
20 ans étaient sous-représentés, la population de Galapian était
sensiblement plus
jeune
qu’actuellement : 27,5%, 64,4% et 8,1%, respectivement pour les
moins de
20 ans, pour les 20-64 ans, et pour les 65 ans et plus. A comparer aux
résultats nationaux de 2007 : 24,8%, 58,7% et 16,5%
respectivement.
La répartition
par profession montre que les cultivateurs représentaient la moitié
environ de
la
population active.
Venaient ensuite, par ordre décroissant d'importance, les domestiques, les propriétaires, les professions du textile et de l’habillement (tisserands, tailleurs, fillasseurs, cordonniers, couturières pour les femmes), et, pour les hommes, les métiers du bâtiment (maçons, charpentiers, menuisiers), ou encore l’artisanat agricole (tonneliers, charrons, arayeurs, forgerons).

Par rapport aux résultats de 1836, on note une augmentation sensible de la proportion d'exploitants agricoles (55% au lieu de 40% de la population active masculine [3]). Ce glissement de l'activité s'effectue principalement au détriment du secteur du textile et de l'habillement, ainsi que du nombre de propriétaires. Dans une moinde mesure, le secteur alimentaire et l'artisannat agricole diminuent également. Détail intéressant, on remarque que les cultivateurs représentent environ deux tiers des exploitants agricoles, le tiers restant étant des métayers, ou, très minoritairement, des fermiers (2%). Les cultivateurs ont un âge légèrement supérieur aux métayers (55 ans au lieu de 48), et, surtout, ils sont plus souvent natifs de Galapian que les métayers: à 58% au lieu de 17%. |
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Le recensement de 1872 mentionne la nationalité et la commune d'origine de chaque habitant de Galapian. A plus de 50%, les habitants sont natifs de Galapian. Pour un quart, ils proviennent des communes environnantes du canton de Port-Sainte-Marie (soit Aiguillon, Bazens, Bourran, Clermont-Dessous, Frégimont, Lagarrigue, Nicole, Port-Sainte-Marie ou Saint-Salvy). Plus plus de 20%, ils sont issus d'un autre canton du Lot-et-Garonne. Les autres département aquitains, les autres régions françaises, ainsi que les étrangers (des espagnols) représentent moins de 5% des origines. |
Le recensement de 1872 est ventilé par lieu de résidence au sein de la commune, ce qui met en évidence l'importance de «l'habitat intercalaire» [4]., typique du Pays de Serres, et de l'Agenais en général. On recense en effet 259 habitants sur 592, soit moins de 44% résidant au Bourg. Les autres habitants se répartissent entre une trentaine de hameaux et d'habitations isolées, parmi lesquels seuls Bitaubé, Crabé, Lamothe-Forêt et Rigauds dépassent la vingtaine d'habitants. Pompejac et Quintran, les deux annexes «historiques» de la paroisse Galapian, ne comptaient plus qu'un petite dizaine d'habitants.
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[1]
Voir Site
des Archives Départementales du Lot-et-Garonne
[2] Voir pyramides des âges sur le site de l'INSEE
[3] L'activité professionnelle des femmes en 1872 n'est pas comparable à celle de 1836, les cultivatrices mariées n'étant pas recencées en tant que telles[4]
Voir "Vallée du Lot, confluence en
Lot-et-Garonne", Cahiers du Patrimoine, édition Le Festin
2007, page 30.