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Les Rovignan

Aucune monographie n’a été consacrée à la maison de Rovignan, qui, pourtant, eu son importance au niveau de l’Agenais durant tous les XIIIe et XIVe siècles, région et période des plus troublées par la croisade contre les Albigeois d’abord, par les conflits dynastiques entre la couronne de France et les roi-ducs Plantagenets ensuite. On retrouve les traces éparses des Rovignans dans les documents de l’époque et dans les études érudites, et leur généalogie ne se reconstitue qu’en pointillés. Dans les  lignes ci-dessous , on tente une synthèse des éléments rencontrés dans les archives et la littérature.


Les possessions des Rovignans (XIIIe-XIVe s.)






Les Rovignan (ou les Rovinha selon la notation de l’époque) eurent des possessions – en propre ou partagées en co-seigneuries – dispersées dans un territoire correspondant presque exactement au Lot-et-Garonne actuel, de Casteljaloux à Fumel, et de Casseneuil à Astaffort.


Les premiers Rovignan

Dès 1085, Masfredus de Rovinhan, époux de Carita de Saint-Loup, faisait don du prieuré de Saint-Loup [1] à l’abbaye de Moissac [2].

En 1199, Raimond Bernard de Rovignan était sénéchal de Gascogne [3].



C’est sans-doute lui [4]que chante dans ces vers pleins de sagesse, Giraut de Bornelh, le maître des troubadours apprécié de Dante : [5]

«…En totz bos autz mestiers
M'aib aissel rovilhas
A ben triar los brezilhatz dels sas…
»

Ce que l’on pourrait librement traduire par :

«…Dans toutes hautes et bonnes entreprises,
le seigneur de Rovinha me permet
de bien distinguer les rompues des saines…»

Guillaume de Bornelh

1212-1243: Les Rovignan dans la tourmente albigeoise

En 1214, Hugues de Rovignan défend la place de Casseneuil contre Simon de Montfort : «Ce même Hugues ayant cette année trahi ses sermens et rompu l'intime alliance qui l'unissait à Montfort, s'était avec les siens traîtreusement éloigné de lui comme de Dieu, et avait reçu dans son château un grand nombre de méchans tels que lui » [6].

Au sein de sa famille, Hugues semble avoir été le seul à avoir pris parti contre Simon de Monfort. Son frère, Arnaud (ou Guillaume) de Rovignan fut évêque d’Agen de 1209 à 1228, au plus fort de la croisade contre les Albigeois en Agenais : en butte avec le comte Raymond VI de Toulouse, Arnaud de Rovignan alla à Rome défendre ses droits devant le Pape. Il en revint solennellement reconnu comte d'Agen, avec le droit de battre monnaie et avec plusieurs autres prérogatives. Cela ne l’empêcha pas d’être ensuite chassé de son trône épiscopal par le comte Raymond. Il n’y fut rétabli que par l’action de Simon de Montfort, auquel il avait fait appel et avec lequel il fut cependant contraint de signer, en 1217, un accord de pariage qui le dépouillait de la moitié de ses droits pour la justice séculière, la monnaie, les amendes [7]. Cette convention de pariage fut renouvelée, en 1224, entre le même Arnaud de Rovignan et le comte Raymond VII de Toulouse. L’évêque Arnaud mourut en 1228 et fut inhumé dans l'église du prieuré de Layrac [8].

En janvier 1223, dans le traité entre les comtes de Toulouse et de Foix d’une part, et Amaury de Montfort d’autre part, Roger-Bernard de Rovignan est cité parmi les chevaliers qui se voient restituer leurs biens, dont ils avaient été dépouillés pour avoir suivi le parti des Montfort [9].

En avril 1243, trois Rovignan – Bernard, Amanieu et Aimeric – sont cités parmi les vingt-deux barons, châtelains et chevaliers du diocèse d'Agen qui promettent au roi Saint-Louis de veiller à ce que le traité de Paris soit observé par Raymond, comte de Toulouse, dans l'armée duquel ils combattent, et de s'unir à l'église pour expulser les hérétiques [10] .


1249-1271 : les Rovignan sous Alphonse de Poitiers

1259 : Parmi les seigneurs de l’Agenais qui rendent hommage à Alphonse de Poitiers, comte de Toulouse : Guillaume Raymond de Rovignan rend hommage en tant que coseigneur d’Astaffort  [11] ; Bernard de Rovignan rend hommage pour ses castrums de Buzet[12] , Castelculier [13] et de Galapian [14], ainsi que pour ses possessions à Port-Sainte-Marie,  Miramont [15] et ailleurs dans l’Agenais.

Novembre 1271 : Sept membres de la maison de Rovignan sont cités comme signataires du saisimentum [16]. Ce sont Bernard de Rovignan (Dominus),  Hugues, Raymond Bernard et Hugues (chacun qualifié de Domicellus, Damoiseau), et Guillaume, Bos et Otho (Miles, chevalier, ces deux derniers étant dits de Grandi Castro [17]).




Les Rovignan et l’essor municipal en Agenais

Coutumes d'Agen

1261 : Raimond-Bernard de Rovignan (fils de feu Hugues) et Eymeric, son oncle, accordent  une charte des coutumes à leurs sujets de Tonneins-Dessus [18] [19], sur le modèle des coutumes de Casteljaloux [20]. Le 5 janvier 1317, noble baron N'Aymeric do Rovinha senhor del borc Sen Pey de Thonnenx en sa partida réactualise cette charte par 2 articles supplémentaires [21].

En 1261 encore, Bernard de Rovignan accorde une charte des coutumes à ses sujets de Buzet, dont il était coseigneur. En 1268, il fait de même pour ses sujets de Galapian [22].

En 1271, G.A. de Rovignan accorde une charte des coutumes à Daubèze-en-Brulhois, aujourd'hui hameau de Lamontjoie [52].

En 1281, Bernard de Rovignan en appela au roi de France contre le sénéchal de Gascogne qui avait entrepris la construction d'une bastide pour le compte du roi d'Angleterre en un lieu relevant de sa juridiction [23]. Il y a tout lieu de croire que ce lieu était Quintran, où, l'année  précédente, quatre propriétaires avaient effectué une donation en faveur du roi d'Angleterre.

Le 12 avril 1304, Guillaume Raymond de Rovingnan, agissant au nom de son neveu Peiré de Moncaup (Pierre de Rovignan, seigneur de Moncaut), est parmi les cinq coseigneurs signataires de la nouvelle charte des coutumes d’Astaffort [24].


1271-1350 : les Rovignan tiraillés entre Rois-Ducs Plantagenêt et Rois Capétiens




Guerre de 100 ans

Inévitablement, les Rovignan, sont tiraillés par leur solidarité vassalique entre les partis français et anglais. Ils sont en outre engagés dans des conflits personnels -- que leur comportement souvent violent contribue puissamment à créer. Ils restent très soucieux de se faire défrayer pour leurs services et de préserver leurs intérêts -- parfois encouragés en cela par des incitants financiers prodigués par l'un ou l'autre des souverains belligérants.
On rencontre des frères et des cousins dans chacun des deux camps, et les volte-face d’un camp à l’autre ne sont pas rares.


1279: Bernard de Rovignan, ainsi que Hugues et Raymond-Bernard, damoiseaux, sont cités comme étant présents dans l'acte de cession de l'Agenais et du Condomois au Roi d'Angleterre [51]

1293: Les Rovignan, seigneurs de Castelculier, tenant pour le roi d'Angleterre, passent pour être responsables de la reprise et de l’incendie du château de Buzet, leur bien familial alors détenu par les français dans le cadre de la confiscation de la Guyenne par Philippe le Bel. Rendus maîtres de la place, les Rovignan la gardèrent pour le roi-duc Edouard I et se mirent à la tête d'une bande pour aller semer le désordre aux environs  d’Agen [25]. Une assemblée de quarante-deux notables d'Agen tenue le 5 mars 1299, pour aviser des poursuites à intenter contre Bernard de Rovinhan, chevalier, députa cinq prudhommes à Paris pour s’en plaindre [26].

En avril 1312, Edouard II, en butte à la révolte de ses barons anglais, écrit à vassaux gascons pour en obtenir l’assistance. Parmi les destinataires de cette requête, Bernard de Rovignan [27]. Dans plusieurs lettres datées de 1322 et janvier 1223, Edouard II requiert à nouveau l'assistance d'un grand nombre de seigneurs aquitains, avec armes et chevaux, pour faire le service de la guerre d'Ecosse. Parmi ces seigneurs, Bertrand, Pierre, sire de Moncaut et Bernard de Rovignan, sire de Castelculier [28].

Le 28 décembre 1324, au cours de la guerre dite «de Saint-Sardos» [29], Edouard II envoie une lettre de pardon à Aymeric de Rovignan, co-seigneur de Casseneuil, à Bernard de Rovignan, co-seigneur de Tonneins et à Bernard de Rovignan, seigneur de Castelculier, dans laquelle il les amnistiait  pour leur rebellion et leur passage à l'ennemi français. Le Roi-Duc souhaite qu'ils ne soient pas molestés pour leurs offenses [30]. En août 1327, à l’issue de cette même guerre de Saint-Sardos, une certaine somme fut partagée à Marmande entre des guerriers au service de Charles IV, parmi lesquels Bernard de Rovignan [31].

On voit le Roi de France se ménager les faveurs des seigneurs de l'Agenais, terre de conflits, avec des prébendes tirées sur les recettes du comté de Toulouse, alors déjà fermement stabilisé au sein du royaume: En 1345, une rente de 35 livres est accordée par le roi de France à Bernard de Rovignan sur le lieu de Pexiora [32] et sur les revenus de la baillie et du péage de Castelsarrasin [33]. En 1346, attribution à Pierre de Rovignan, écuyer, seigneur de Moncaut, revenu dans le camp du roi de France, de 120 livres tournoi sur la recette de Toulouse [34].

En mai 1351, Bernard de Rovignan, seigneur de Castelculier, pris par des partisans anglais au cours d'une trêve librement consentie, avait été livré au Sénéchal de Gascogne, qui consentait à le laisser libre moyennant une rançon de mille florins d'or, payable en trois semaines. Le lieutenant royal, jugeant que la prise du sire de Rovignan avait été faite pendant une trève et qu'elle était, par le fait, contraire aux lois de la guerre, déclara l'accord nul de droit[35] .

Vers le même temps, le même Bernard de Rovignan, livra aux Anglais la place de Port-Sainte Marie et plusieurs autres forteresses dont la garde lui avait été confiée; une partie de ses biens fut donnée par le roi en janvier 1355-1356 à Hugues de Poujols, seigneur de Blanquefort [36]

Le 23 mars 1357, après la bataille de Poitiers, une trêve fut conclue à Bordeaux pour deux ans. De part et d'autre, on nomma des députés gardiens de la trêve, chargés; de punir tous ceux qui enfreindraient le traité et de réparer tous les attentats qui seraient commis pendant ces deux années. Parmi les députés de l'Agenais, Bernard de Rovignan [37].

Le 30 juillet 1363, Pierre de Rovignan, seigneur de Moncaut, étant à Bordeaux dans le palais de l'archevêque, fait hommage à Edouard, roi d'Angleterre, représenté par Edouard, prince de Galles, dit le Prince Noir[38]. Ce même Pierre de Moncaut adresse, de 1320 à 1335, plusieurs requêtes au Roi Edouard pour obtenir dédommagement pour les pertes qu’il a encouru pour le service du Roi durant la guerre de Gascogne [39]. Il fait valoir qu'il a été dédommagé par des biens confisqués à des partisans du Roi de France qui, suite au traité de paix, les ont récupérés depuis. Il se plaint donc de n’avoir reçu aucun autre dédommagement depuis quatre ans.

Le 20 juillet 1341, le Roi-Duc donne son accord pour le paiement à Guillaume de Rovignan, des gages et autres dettes qui lui sont dûs pour son engagement à son service durant la guerre dans le Duché d'Aquitaine, selon les notes de frais revêtues du sceau du connétable de Bordeaux détenues par Rovignan [40]. Vers 1370 encore, Naudon de Rovignan, écuyer au service du Prince Noir, impose au receveur du roi son père de lui verser de grosses sommes pour des arrérages de rente [41].


Les Rovignan, seigneurs «galapians»

Les Rovignan ne se contentèrent pas de subir les troubles causés par les guerres dynastiques entre France et Angleterre. Certains d’entre eux contribuèrent activement à accroitre l’insécurité du temps par des méfaits personnels.

En 1289, Bernard de Rovignan, damoiseau et seigneur en partie de Buzet, commit certains attentats contre le chapelain d'Ambrus et causa la mort du prieur de Buzet. Celui-ci étant agonisant lorsque Bernard le fit enlever de sa chambre et porter dans l'église de Buzet. En arrivant dans ce lieu, le prieur expira. Bernard s'empara alors des biens du prieuré au mépris de toute justice et au détriment de l'abbaye de Saint-Sever dont dépendait le prieuré. Pour ce crime, Bernard fut condamné à une amende de six-cents livres envers le roi d'Angleterre [42].

Requête de Bernard de Rovignan - 1305

Au début du XIVe siècle, les consuls de la bastide de Nicole[43] adressent plusieurs plaintes au roi d’Angleterre contre les méfaits d’Aymeric de Rovihano, seigneur de Tonneins-Dessus  et ses hommes, qui les rapinent et les terrorisent [44].

Vers 1346, les jurades d’Agen disposent que «Item que sian près, fâcha informaeio, aquels que raubo c prendon los blatz oltra voluntat dels borgues d'Agen, e que sia fâcha justicia. e que hom escriva an R. de Rovinha per saber si los avoara o no » ceux qui volent ou prennent de force les blés des bourgeois d'Agen seront arrêtés, après information pour en être fait justice, et il sera écrit à B. de Rovigna pour savoir s'il les désavoue ou non») [45].

 

Les derniers Rovignan

Dans la seconde moitié du XIVe siècle, les Rovingnan étaient encore très présents en Agenais : Pierre de Rovignan, était seigneur de Moncaut (vers1340-1363), Hugues de Rovignan, seigneur de Casseneuil et Hauterive (cousin du précédent, vers 1339- 1353), Hugues de Rovignan, seigneur de Tonneins-dessus (vers 1352), Bernard de Rovignan, seigneur de Castelculier (vivant en 1363), Pierre de Rovignan, seigneur de Manlèche [46] et capitaine de Layrac [47].

Progressivement cependant, le nom de Rovignan disparaît de la scène, par la vente de leur biens ou par le mariage des filles héritières au sein d'autres familles:

Le 14 décembre de l'an 1385, Jean de Rovinhan, chevalier, et dame Jeanne de Barbasan sa femme vendirent le château et seigneurie de Buzet, diocèse de Condom, à noble et puissant homme et seigneur Berard d'Albret, seigneur de Sainte Baseille [48].

Noble Mathée de Rovignan, dame de Moncaut, mariée avec Garcie-Arnauld d'Albret, donna, le 25 février 1422, l'investiture de certains biens, situés en la juridiction de Moncaut et de Montagnac. Leur fille, Miramonde d'Albret, céda la baronnie de Moncaut à son époux, Gassiot de Montagu-Mondenard [49]. Cette Mathée de Rovignan se trouve être l’aïeule de Blaise de Montluc, seigneur d’Estillac (vers 1500 – 1577), terrible champion du parti catholique en Agenais durant les guerres de religion.

Le nom de Rovignan, qui avait perdu sa superbe, n'avait cependant pas totalement disparu à l’extrême fin de l’ancien régime : Parmi les gentilshommes du Condomois qui assistèrent par eux-même ou par leur procureurs fondés à l'assemblée du 9 mars 1789, est enregistré le comte d'Orlan de Polignac, pour lui et pour M. de Rovignan [50].


Les armes des Rovignan


ceau de Pierre de Rovignan, 1353

Les armes des Rovignan nous sont connues par les sceaux qui ont été conservés. Ci contre, à gauche, celui de Pierre de Rovignan, seigneur de Moncaut, datant de 1353 [53]. L'écu porte une croix treflée -- dite aussi de St Maurice -- inscrite dans un triangle trilobé: une profusion de signes trinitaires: les trefles, le triangle, le trilobe.
On ignore les couleurs de ces armoiries; il est probable qu'elles étaient déclinées au sein du lignage
des Rovignan en pour distinguer les différentes branches qui les portaient.

La croix treflée se retrouve encore aujourd'hui dans les armes de Castelculier (ci-contre, à droite), possession des Rovignan aux XIIIe et XIVe siècles.

Armes de Castelculier
Lutrin par Villard de Honnecourt


Le motif du triangle trilobé n'est pas banal en héraldique, et, vu son interprétation trinitaire évidente, est généralement lié à un contexte religieux.


Un dessin (ci-contre, à gauche) de Villard de Honnecourt représente un lutrin dont le pied adopte ce motif.


Un autre cas est l'église de Planès, dans les Pyrénées Orientales, dont le plan très particulier (ci-contre, un schéma réalisé par Viollet-le-Duc) a interpellé bien des érudits au cours des siècles passés. La singularité de cette église s'était vue accrue du fait de la tradition populaire locale qui la nommait mezquita -- la mosquée -- et voyait en elle le tombeau du chef berbère Munuza mort au VIIIe siècle... Aujourd'hui, on lui reconnait un plan typiquement chrétien et une datation ne remontant pas au delà du XIe siècle.




Plan de l'église de Planès





[1] Saint-Loup: dans le canton d’Auvillar, arr. de Moissac, Tarn-et-Garonne.

[2] Abbayes et prieurés de l'ancienne France,.... 3, Provinces ecclésiastiques d'Auch et de Bordeaux, par Dom J.-M. Besse, 1910, p.146.

[3] Plantagenêts et Capétiens, confrontations et héritages, par Martin Aurell, Noël-Yves Tonnerre, 2006.

[4] Voir «Friends and patrons of Giraut de Borneil», in «The Cansos and Sirventes of the Troubadour Giraut De Borneil: A Critical Edition», Giraut (de Borneil), Ruth Verity Sharman, Cambridge University Press, 17 août 1989.

[5]  Vers tirés du poème «De bels digz menutz frays»

[6] Pierre de Vaulx-Cernay:  Histoire de l'hérésie des Albigeois et de la sainte guerre entreprise contre eux

[7] Voir détail dans  «Essai sur l'histoire et l'organisation de la commune d'Agen, jusqu'au traité de Brétigny (1360)», par A. Ducom, dans Recueil des travaux de la Société d'agriculture, sciences et arts d'Agen, T 11, 1889, pp.203 et suiv.

[8] Histoire religieuse et monumentale du diocèse d'Agen, par Joseph Barrère, 1855.

[9] Histoire générale de Languedoc, par J.Vaissète, A. Du Mège, 1842, Tome 5, p.318

[10] Nobiliaire de Guienne et de Gascogne, par M.J. de Bourrousse de Laffore, 1883, tome 4, p.275

[11] Arrondissement d’Agen, Lot-et-Garonne.

[12] Buzet-sur-Baïse: dans le canton de Damazan, arrondissement de Nérac, Lot-et-Garonne.

[13] Castelculier: dans le canton de Puymirol, arrondissement d’Agen, Lot-et-Garonne.

[14] Galapian: dans le canton de Port-Sainte-Marie, arrondissement d’Agen, Lot-et-Garonne.

[15] Miramont (d’Aiguillon) : actuellement lieu-dit à Lagarrigue, dans le canton de Port-Sainte-Marie.

[16] Saisimentum : procès-verbal actant l’annexion de l'Agenais au domaine royal de France. Voir De juramento baronum et militum et prelatorum et nobilium terre Agennensis, dans le recueil des travaux de la Société d'agriculture, sciences et arts d'Agen, T.13, 1897.

[17] Grande Castrum : actuellement Puymirol, arrondissement d’Agen, Lot-et-Garonne.

[18] Tonneins-Dessus: bourg Saint-Pierre de Tonneins, en amont de la Garonne, dans l’arrondissement de  Marmande, Lot-et-Garonne.

[19]  Note historique sur la ville de Tonneins, par A.Lagarde, 1882, p.200.

[20] Casteljaloux : dans l’arrondissement de Nérac, Lot-et-Garonne.

[21] A.Lagarde, idem, p.224.

[22] P.Ourliac, M.Gilles, Les coutumes de l'Agenais T.2 : Bouglon ; Montpezat, Montréal, outre-Garonne et Bruilhois, 1976.

[23] Mélanges Henri Morel, 1989, p. 149.

[24] Astafort en Agenais, notice historique et coutumes, par Ch. Baradat de Lacaze, 1886, p.108.

[25] A. Ducom, Essai sur l'histoire et l'organisation de la commune d'Agen, jusqu'au traité de Brétigny (1360), dans  Recueil des travaux de la Société d'agriculture, sciences et arts d'Agen, T.11, 1889, p.234.

[26] Archéologie agenaise, par J. Momméja, dans La Revue de l'Agenais, T.29, 1902, p.360.

[27] Histoire de la Gascogne depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, par J.-J.Monlezun, 1847, Tome 3, p.131.

[28] Les copies du courrier de la chancellerie anglaise avec son domaine gascon sont conservées dans les «Gascon Rolls». Ils sont disponibles sur internet à partir de l'année 1317. Les lettres dont il est question ici y portent les références 70.191.1,  191.1 et 2

[29] Saint-Sardos : bastide dans le canton de Prayssas, arrondissement d’Agen, Lot-et-Garonne. La fondation, en 1318, d’une bastide par l’abbé de Sarlat, soutenu par Charles IV, et sa destruction par le seigneur de Monpezat, du parti anglais, fut l’évènement déclencheur de la «guerre de Saint-Sardos» (1323-1325) ; voir détail dans: P.Chaplais, «The war of Saint-Sardos», 1954.

[30]  Voir «Gascon Rolls», référence 203

[31] Notice sur la ville de Marmande, par Ph.Tamizey de Larroque, 1872, p.42.

[32] Pexiora : Canton de Castelnaudary-Sud, arrondissement de Carcassonne, Aude.

[33] Y.Dossat, A-M.Lemasson, Ph.Wolff, Le Languedoc et le Rouergue dans le trésor des chartes, 1983, page 191

[34] Idem, p.184.

[35] Histoire générale du Languedoc, compte-rendu par A.Magen, dans Revue de l’Agenais, T.13, 1886, p.377.

[36] .JJ. 84, n°' 426 & 475.) [A. M.]

[37] A.Lagarde, Note historique sur la ville de Tonneins, 1882, p.33.

[38] Notes historiques sur des monuments féodaux ou religieux du département de Lot-et-Garonne, par P.-J.Bourrousse de Laffore, 1879, p.35.

[39] Voir les requêtes adressées à la cour d'Angleterre, conservées aux National Archives, Ancient Petitions, sous les reférences SC 8/128/6352, SC 8/293/14607 et SC 8/293/14628.

[40] Voir «Gascon Rolls»,  référence 246

[41] «Guillaume-Sanche, Elie de Pommiers et leurs frères», par Françoise Beriac et Eric Ruault, in Cahiers de recherches médiévales et humanistes, Numéro 1 (1996) .

[42] Rôles Gascons. Ce Bernard de Rovignan doit être le fils du Bernard qui octroya les coutumes de Galapian.

[43] Nicole : bastide dans le canton de Port-Sainte-Marie, arrondissement d’Agen, Lot-et-Garonne.

[44] The National Archives, Ancient Petitions, ref. SC 8/273/13607.

[45] Jurades de la ville d'Agen (1345-1355) , texte publié, traduit et annoté par Adolphe Magen, 1874, p.74.

[46] Manlèche : à Pergain-Taillac, dans le Gers

[47] Ces chevaliers et ces capitaines pouvaient être des des gentilhommes et hommes d'armes que les moines sans cesse inquiétés par des voisins appelaient pour les protéger moyennant salaire, et qui faisaient la guerre pour eux et en leur place. Source : Monographie ou histoire du prieuré et de la ville de Layrac depuis le XIe siècle jusqu'au XIXe, par Paul Dubourg, 1896.

[48] Histoire généalogique et chronologique de la maison royale de France ... Tome 9, par le P. Anselme,

[49] Généalogie des maisons de Fabri et d'Ayrenx, par J.  Bourousse de Laffore, 1884, p.3.

[50] Documents historiques sur la maison de Galard, par J.Noulens, 1876, p.625.

[51]  Histoire de la Gascogne, par J.J.Monlezun, T.6, 1849.

[52] Voir Archives départementales du Lot-et-Garonne, références 1PL420 et 1PL431,  Coutumes de Daubèze-en-Brulhois.

[53] Voir Sceaux gascons du Moyen-Age, par  H.Champion, 1888.